Une citoyenne française, victime de push-back, poursuit la Grèce en justice avec le soutien de frontLEX

En février 2022, Front-LEX a déposé une plainte contre la Grèce auprès de la Cour européenne des droits de l’homme concernant le push-back raciste d’une étudiante française.

La plaignante a quitté la France pour étudier dans une université turque. Après avoir été persécutés politiquement par le régime turc et condamnés à six ans de prison, elle et son mari se sont enfuis en Grèce pour rejoindre l’UE et, finalement, leur famille en France.

Après avoir traversé le fleuve Evros en octobre 2021, la plaignante a montré sa carte d’identité et son passeport français aux forces de sécurité grecques, les a informés de la persécution politique et du danger qu’elle courait en Turquie et les a suppliés de lui venir en aide. Parallèlement, sa famille française s’est adressée à plusieurs reprises aux consulats grecs et français pour demander une protection diplomatique urgente, mais sans succès :

Les forces de sécurité grecques l’ont enlevée, détenue, maltraitée et menacée, l’ont contrainte à monter de force sur un bateau non adapté et l’ont expulsée collectivement vers la Turquie. Là, elle a été capturée par des soldats, sa peine de six ans a commencé et elle a été détenue dans des conditions cruelles, dégradantes et inhumaines.

Le gouvernement grec et Frontex commettent d’innombrables violations des droits de l’homme aux frontières extérieures de l’UE. Qu’il s’agisse de citoyens* de l’UE ou d’étrangers*, des dizaines de milliers de bébés, de femmes et d’hommes ont été victimes de l’épouvantable politique de “pushback”. frontLEX appelle l’UE à engager immédiatement une procédure d’infraction contre la Grèce et à mettre fin à l’intervention de Frontex dans le pays.

Dans le cadre de la présidence française de l’UE, frontLEX appelle le gouvernement français à demander à la Grèce de mettre fin immédiatement à sa politique de pushback et à exiger que la Turquie libère la citoyenne française et lui permette de rentrer en France.

Communiqué de presse (18.02.22)

Omer Shatz und Estelle Nandnaba (front-LEX Abteilung Rechtsstreitigkeiten)

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